Depuis toujours je ressens le besoin d’aider, d’accompagner les autres, tant ceux que j’aime que de parfaits inconnus. J’ai besoin me sentir utile, au détriment parfois de mon propre bien-être (dans le genre fait ce que je dis pas ce que je fais… 😉 ). Au fil des années je me suis rendue compte que cela était le cas de beaucoup de femmes et que ce que je prenais pour naturel chez moi était peut-être une norme que j’avais intégrée très tôt. Alors peut-être qu’au final être femme ce n’est pas être soi, ou simplement qu’être femme n’existe pas. Quece que la société a érigé comme LA femme, n’est qu’une construction sociale qui nous a été imposée et dont il faut apprendre à se détâcher…

Tu l’as sûrement remarqué mais j’ai vraiment envie et besoin de travailler sur ma féminité depuis quelques mois. C’est un sujet que je trouve passionnant et essentiel et c’est notamment pour cela je me suis penchée sur la spiritualité qui m’aide beaucoup à écouter mon cœur et mon intuition plutôt que ma tête. J’ai notamment découvert les pierres et le tarot qui font partie de mon quotidien même si je suis loin d’être une experte !

Ces recherches, ces expériences m’ont amené à me poser énormément de question sur ce que le mot féminité signifie et ce que cela « implique » d’être femme aujourd’hui. Tout cela m’a permis de me rendre compte que mon besoin omniprésent d’aider mes proches et tous ceux qui m’entourent, quitte à oublier mon propre bonheur et plaisir, était partagé par énormément de femmes, comme si cela nous appartenait. Mais être femme ce n’est pas forcément cela, être femme ce n’est pas être soi (ou du moins selon ce qu’est censée être la femme pour la société) et peut-être qu’au fond, être femme ça n’existe pas.

Etre femme ça n'existe pas - Etre femme ce n'est pas être soi

Être femme n’existe pas

Comme je le disais, j’ai la sensation (en fait c’est même un fait sociologique avéré) que la société nous impose très rapidement un cadre auquel il est difficile d’échapper. Je ne rejette la faute sur personne, ni sur mes parents ni mes instituteurs ou autre. Tout cela ne provient de personne et de tout le monde à la fois. Mais pour moi cette idée que LA femme est douce, bienveillante, empathique, etc n’est pas naturel et être femme n’existe pas.

Ces idées directement associées au fait d’être femme ne conviennent pas à tout le monde et nous avons le droit, voire le devoir, de ne pas toutes nous y retrouver. D’autant plus qu’être femme ne veut pas forcément dire avoir un vagin et que certaines femmes ne se sentent pas « femme » et inversement… (Mais tout ceci est un débat complexe et bien long sur lequel je ne peux pas m’attarder).

Pour en revenir à notre sujet, il est clair que cette manie à vouloir sans cesse prendre soin des autres avant tout (et surtout avant soi-même) se remarque tant au niveau personnel, social ou professionnel. Par exemple beaucoup de femmes sont dans le soin, dans le modèle ou l’archétype de la guérisseuse (institutrice, infirmière, prof de yoga) et ce n’est pas pour rien !

A lire aussi : Une vraie femme, ça a des formes !

Être femme ce n’est pas être soi

Nous sommes nombreuses à avoir intégré le fait que notre vie doit être utile, comme si nous n’avions le droit d’exister que si nous apportions quelque chose au monde et aux autres. Sauf que nous avons aussi besoin de revenir à nous et d’utiliser toutes ces capacités pour nous faire du bien à nous aussi, sans que cela ne soit de l’égoïsme. Simplement comprendre que nous avons tout autant le droit, voire le devoir, que ceux qui nous entourent d’être pleinement nous-même, même si cela ne correspond pas à ce que la société a érigé comme « être femme ».

Nous avons toutes le droit d’être femme et d’exister en tant que telle (ou pas) à notre manière, de tester des choses, de ne pas ressembler aux autres.

Nous avons le droit d’être douce et attentive, mais aussi le droit d’être en colère et combattive.

Nous avons le devoir d’être juste envers nous-même, de nous respecter même si ce n’est pas ce qui est bon pour nos proches ou ce qu’ils attendent de nous.

Se demander ce qui est bon pour soi, ce dont nous avons besoin non pas pour être femme, mais pour être nous. Apprenons à oublier les cadres et ce qui serait « bon » de faire. Laissons de côté ce que la société attend de nous et vivons pour nous. Avec nos hauts et nos bas, nos moments de joie et d’enthousiasme mais aussi nos instants de solitude ou d’agressivité.

Etre femme ça n'existe pas ? Etre femme ce n'est pas être soi ? C'est quoi être femme ?

C’est quoi être femme aujourd’hui ?

Tu l’auras compris, être femme ne veut rien dire en soi. Être femme c’est être toi, elle(s) et nous toutes à la fois.

Être femme est un joyeux mélange de douceur et d’agressivité, d’empathie et d’égoïsme, de réflexion et d’action, de retrait et d’ambition…

Pour certaines cela s’incarnera dans le fait d’enseigner, de soigner, de transmettre. Pour d’autres de crier haut et fort leur colère et leur détermination. Pour d’autres encore cela sera un mixte de tout cela : faire du yoga le matin et aller manifester le soir tout en portant une culotte de règles, des tatouages et une robe patineuse.

J’ai la sensation que nous sommes de plus en plus nombreuses à tâtonner avec la féminité, à ne plus vouloir se cantonner à ce que la société veut que l’on soit, à sortir des sentiers battus. Rechercher sa propre féminité peut se faire par l’acceptation de son corps, de sa personnalité, de sa sexualité etc. Alors oui cela est long et je ne suis pas sûre qu’il y ait vraiment une fin à ce chemin. Il existe par contre des outils pour nous accompagner là-dedans. Je pense notamment aux livres Femme qui coure avec les loups et La puissance du féminin de C. Sfez.

Cela peut aussi par exemple se faire en apprenant à comprendre et bien vivre ses cycles menstruels, qui sont encore mal vus aujourd’hui et qui pourtant font pleinement partie de notre féminité ! Pour ma part la découverte des culottes de règles FEMPO m’a beaucoup aidée à ne plus voir les règles comme quelque chose de sale et de contraignant mais simplement comme une période du mois où je dois juste penser à porter un autre type de sous-vêtement, sans autre complication. Et si tu veux les tester (ce que je te conseille sincèrement) tu as une jolie réduction avec le code PECHE).

Je sais que cet article est un peu fouilli et loin d’être exhaustif, mais j’avais envie de partager avec toi toutes ces pensées ce que cela signifiait être femme et comment rechercher sa propre féminité.

Et pour toi, c’est quoi être femme ?

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Bisous,

Pêche

15 thoughts on “Être femme n’existe pas”

  1. C’est typiquement le genre de lutte à laquelle je ne suis pas du tout respective. L’empathie et la tendresse naturelle des fans s’explique biologiquement depuis la nuit des temps, elle est un refuge, elle est le siège de la création. Elle établit une connexion extraordinaire dans avec sa mère et et en établira une autre éventuellement en devenant mère à son tour dans son univers liquide amniotique. La femme est naturellement plus emphatique que l’homme, c’est comme ça. Nous ne sommes pas égaux. Il faut juste l’accepter. La société ne fabrique pas des créatures sensibles et fragiles. Nous le sommes naturellement parce que nous sommes réceptives à des mondes qui seront éternellement inconnus aux hommes.

    Evidemment, il y a d’autres types de femmes. Une généralité n’exclue pas d’autres modes de vie et de façons d’être. Des femmes combatives comme tu dis ou en colère. Mais il faut arrêter de stigmatiser les douces, justement parce qu’on estime à tort qu’elles sont forcément soumises ou sous l’emprise.

    Etre femme, veut tout et rien dire en effet, et ça commence par une définition qui ne parlera jamais qu’à soi.

    1. Je pense que n’importe qui, homme comme femme, peut être empathique, doux et câlin. Tout cela a un côté très maternel c’est sûr mais je pense qu’on ne peut pas mettre les gens dans des cases et scindés les sexes comme cela. Etre douce et empathique est incroyablement beau mais je crois qu’il ne faut pas se forcer à l’être ou se sentir mal si cela n’est pas naturel chez nous 🙂
      Effectivement, chacune est femme a sa façon et c’est ça qui est beau !

  2. C’est drôle, j’essaie de parler de ça avec mon mari depuis quelques jours, sans réussir à dire grand chose. À chaque fois notre conversation se solde par un échec car je me rends vite compte que je n’arrive pas à lui expliquer pourquoi j’ai envie de parler de ma féminité et ce que j’aimerais en dire… Rien ne sort… Parce qu’on ne sait finalement pas trop ce que c’est. Et comme je suis certaine que chez moi ça ne passera ni par les jupes courtes ni par le maquillage… il reste quoi ? L’épilation, le vernis à ongle, la cuisine, l’aide aux autres (comme tu le souligne si bien) ? Ben c’est un peu réducteur tout ça. Donc voilà, comme toi, je me pose plein de questions sur ma féminité, et sur comment l’expliquer à mon mari qui est tout gentil d’écouter mon charabia tous les soirs ! lol

    ps : merciiiiiiiiiiiiiii pour la réduction des culottes Fempo, j’ai super envie d’essayer !!! Bisous !

    Lya.

    1. Oh je te comprends… Mais tu peux simplement être féminine à ta manière, sans tous ces « artifices ». Un beau sourire et le tour est joué ! Et puis la féminité ne passe pas que par l’apparence, c’est bien plus profond et intime je pense !
      Et c’est avec grand plaisir ! Ces culottes ont vraiment changer ma vie et je crois que je ne pourrai plus jamais m’en passer ni retourner aux protections classiques ! Profite en bien <3

  3. Hello,
    Cela fait un peu plus de 4 ans que je travailles sur moi et que j’essaie de trouver qui je suis réellement ? Ce que je veux dans ma vie hors des diktats imposés par la société !! Pas toujours évident d’avancer à contre-sens ! J’ai déjà trouvé ce que je voulais désormais faire de mes prochaines années : aider, accompagner les autres femmes en tant que conseillère en image. Mais finalement est-ce que cette impression de faire partie d’une infime poignée de femme ne serait pas un conditionnement ? À réfléchir …..

  4. On vit dans une société dans laquelle il faut être dans une case. Heureusement, je trouve que de plus en plus de personnes veulent sortir de ces cases et ETRE qui ils sont. J’en fais partie, j’ai essayé de me mettre dans des cases pour faire « comme tout le monde », pour « faire bien ». Résultat, j’étais malheureuse. J’ai décidé d’être moi et c’est tout. « Être femme » est une case alors que, comme tu fais bien passer le message, nous sommes toutes différentes et on peut avoir plusieurs casquettes. Brisons ces cases, soyons tout nous-même, ne serait ce pas magnifique?

  5. Tu as tout a fait raison. Depuis notre naissance, on associe à notre sexe un genre et c’est à ce genre que l’on attribut des qualités dites féminines ou masculines. La société, les mœurs, les enseignants, les amis, véhiculent ces normes de société comme si, si l’on ne les respectait pas, on devrait nous mettre à l’écart, car on serait différent. Je pense qu’il ne doit pas y avoir d’attribution, mais faire changer les mœurs d’une société c’est trop compliqué. Beaucoup de gens ne se définissent pas en fonction de leur genre mais en fonction d’eux-même. C’est la comparaison à l’autre genre qui fait qu’on est définit comme normal ou pas par les autres et je trouve ça tellement triste. J’aimerais que dans notre monde, on puisse être qui l’on souhaite uniquement basé sur nos propres envies, sans qu’elles soient définies par avance par les stéréotypes de genres. J’aimerais que l’on puisse faire que ce que l’on veut quand on le veut. Ce serait aussi beaucoup plus simple et on se sentirait moins jugé. Enfin bref, on est pas encore au temps du changement et c’est bien dommage
    Des bisous !

    1. Je susi tout à fait d’accord, on a tendance à scinder la société en deux en fonction de notre sexe et à y associer des traits de caractères. Au final on n’a l’impression qu’un homme ne peut pas pleurer ni une femme avoir du pouvoir et de l’ambition. C’est bien dommage mais au final cela ne tient qu’à nous de changer les choses !
      Bisous bisous

  6. J’ai grandis dans une famille, où j’étais la première fille à naître (famille de garçons tu nous tiens…). Et j’ai toujours été traitée de manière égale aux garçons de ma famille. J’ai grandis avec l’idée qu’il n’y a pas de différence entre les filles et les garçons. On joue aux mêmes jeux, on rigole ensemble de la même manière. Et en grandissant, j’ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi on peut me regarder ou s’adresser à moi de manière différente. Je parle avec un humain, pas un homme ou une femme. J’aime la musculation et oui j’ai des muscles définis. Et il n’y a rien de masculin là-dedans. J’aime me maquiller, parce que j’ai des tous petits yeux qui disparaissent quand je souris, et ce n’est pas (pour moi) parce que je suis une femme. Je trouve sincèrement qu’on devrait pouvoir faire ce qu’on veut comme on veut, peu importe son sexe, pour se sentir bien. Certaines personnes se sentent bien maquillée, en jogging, musclées, minces, avec de longs cheveux, avec des cheveux courts. Faits ce qui te plait comme tu as envie, ce qui te fais te sentir bien 🙂 Et le reste, on s’en fou. De toute façon, on finit tous au même endroit, il n’y a pas une vie qui a plus de valeur qu’une autre. Ce qui signifie également que quelqu’un ne peut se permettre de te descendre, car tu es son égal. En tout cas, j’admire tous tes muscles, sache-le ! Qu’importe ta morphologie de base, tu travailles et ça se voit. Et pour ça, tu as tout mon respect 🙂

    1. Oh je suis totalement d’accord avec toi, cette différence de traitement entre les hommes et les femmes me sidère aussi… Chacun.e est libre de s maquiller ou non, de faire de la muscu, de la danse ou de la boxe peu importe !
      En tout cas merci beaucoup Sophie et désolée pour ce loooong délais de réponse…
      Bisous ♥

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