Assise dans le TER direction Lyon, je savoure le soleil sur mon visage. Mon coeur bat la chamade. Je sens que dans quelques heures mes mains commenceront à trembler, ma gorge se serrera peut-être, on verra. J’écris ces lignes en route pour mon premier atelier. J’ai la sensation que je vais toucher les étoiles et en même temps j’aimerais me cacher six pieds sous terre. Les sentiments se mélangent, c’est un peu le chaos en moi.

C’est un état que je n’ai jamais connu. Alors pour toujours me souvenir de ce premier pas dans ce qui, je l’espère, sera la plus grande et belle aventure de ma vie, j’ai décidé d’écrire. Relater l’avant et l’après, garder une trace de ce qui n’existait pas il y a quelques mois, et me semblait juste irréalisable il y a quelques semaines à peine.

Et pourtant j’y suis. Dans moins de 3 heures l’atelier débutera et je crois que je ne réalise pas. J’ai franchi tant d’étapes depuis ce jour où je me suis réveillée d’une sieste avec l’idée complètement folle de faire du blog une aventure encore plus grande, de vous accompagner à avoir une vie heureuse et épanouie et – surtout – d’aider les femmes minces / maigres à prendre du poids sainement, aimer leur corps et arrêter de souffrir de leur minceur.

 

Le jour où je me suis lancée et que j'ai ouvert mes ailes...

L’avant…

Le syndrome de l’imposteur

Alors celui-là forcément, il est là depuis le départ et revient chaque jour (ou presque) à la charge. Comme énormément d’entrepreneurs, j’ai peur de ne pas être légitime. Parce qu’au fond, qui suis-je pour aider et conseiller tant de personnes alors qu’il existe des experts en nutrition qui seraient peut-être plus apte à accompagner ces femmes à coup de grands mots scientifiques et de savoirs obscures.

Et dans ces moments-là, je me rappelle que je possède une chose qu’ils n’ont pas : l’expérience de la souffrance, la connaissance pratique de ce qui fonctionne ou pas et surtout, cette flamme qui brûle au fond de moi et me fait sauter du lit chaque matin avec l’envie de changer le monde. Cette passion-là me prend aux tripes et embaume mon cœur de bonheur.

Ce projet que je mène est l’aventure de ma vie et une fois ce syndrome de l’imposteur balayé, je sais que je suis faite pour ça. Que la vie m’a fait vivre ces épreuves pour que je m’en serve, que j’apprenne et aide toutes celles qui souffrent de leur corps « trop » minces.

Et pourtant, à l’heure où j’écris ces lignes, je ne suis peut-être pas si sûre de moi…

 

La peur de ne pas être à la hauteur

À ces doutes s’ajoute maintenant la peur de ne pas être à la hauteur. Cela fait des semaines que je parle de mon projet sur Instagram, que je dis à tout le monde comme j’ai hâte et comme cet atelier sera génial. Sauf qu’aujourd’hui je me dis que cela a peut-être créé énormément d’espoir et que les participantes « m’attendent au tournant ».

J’ai l’impression que je n’ai pas le droit à l’erreur, que soit ça passe, soit ça casse.

Et en même temps je suis consciente que c’est un premier atelier, qu’il y aura sûrement des petits soucis et que c’est bien humain de ne pas tout réussir. Toutes les erreurs ou oublis qui surviendront seront autant de chances d’apprendre. Grâce à eux cette aventure continuera de grandir, j’en tirerai les leçons et les prochains ateliers seront encore plus inoubliables.

 

L’égo qui s’en mêle

Ce matin mon égo a aussi décidé de rajouter son grain de sel et de se mêler à tout ça. J’ai longtemps hésité à l’écrire, à te l’avouer mais l’atelier n’est pas totalement complet et je viens en plus d’apprendre que l’une des participantes ne viendra pas. En soit c’est bien normal, je sais ! Pour qui me prenais-je d’ailleurs pour croire que j’allais faire salle comble ? Johnny ?

Et pourtant, aussi présomptueux que cela puisse paraitre je sais, une partie de moi ne peut pas s’empêcher d’être déçue. Et tu sais quoi ? Je suis mal et m’en veux de ressentir cela. C’est ridicule, enfantin et au fond de moi je sais que c’est bien normal !

Tant mieux d’ailleurs en un sens. Je serais bien mal à l’aise face à des dizaines de personnes alors que je pourrai être bien plus naturelle devant quelques regards seulement. Cela me permettra aussi d’être pleinement présente pour toutes les participantes, de parler à chacune d’entre elles et leur apporter le maximum d’aide et de conseils, ce qui ne serait pas possible autrement.

Et maintenant, j’y suis.

 

Le jour où j'ai eu des ailes

 

L’après…

Je reprends ce billet en attendant mon train du retour. La tête encore un peu dans les étoiles, les yeux remplis d’étincelles et le corps épuisé d’avoir tant donné, vécu et partagé.

Cet atelier fut incroyable, tant dans les échanges que nous avons eu que dans toutes les personnes rencontrées et les expériences vécues.

Un mélange de reconnaissance et gratitude

La première chose qui me vient à l’esprit est la reconnaissance que je ressens envers ces femmes. Cet atelier a été un saut dans le vide pour moi et ceux sont elles qui m’ont donné des ailes. Cette gratitude je la ressens envers chacune des participantes qui m’ont fait confiance et ont accepté de se livrer à nous comme à des amies. Mes pensées vont aussi bien sûr à Perrine, naturopathe et réflexologue, qui m’a accompagnée dans cette aventure et sans qui tout cela n’aurait jamais pu se réaliser. Je t’ai déjà dit tout ce que je ressentais, mais je tenais à le rappeler ici, merci.

La fierté de l’avoir fait

Je dois aussi avouer qu’au fond je suis fière. Fière d’avoir franchi tous ces obstacles psychologiques que sont la peur de l’échec, du jugement, de mal faire, de ne pas être assez. Fière d’avoir tourné le dos au doute et à cet imposteur que je ne suis pas. Fière aussi et surtout d’avoir écouté mon coeur et d’être aller au bout de mon rêve.

Je sais que cela n’est pas toujours bien vu et que ces mots peuvent sembler très prétentieux. Pourtant, je trouve cela essentiel et sain d’être fier de soi, de voir nos petites victoires, nos avancées. C’est aussi ça qui nous permet de garder le moral et continuer à croire en soi malgré les galère, les coups de mous et les « échecs » !

L’envie de recommencer

Et maintenant ? Eh bien vivement la prochaine ! Cet atelier m’a donné tellement d’idées ! J’ai d’ailleurs passé une heure à parler avec Perrine (Les potions magiques du bonheur) au sujet de tout ce que l’on allait pouvoir créer ensemble et de l’avenir de ce beau projet que je compte bien continuer !

Mon train arrive en gare, je vais donc te laisser et aller me reposer, pour me réveiller à nouveau demain avec cette envie brûlante de recommencer.

Et si tu veux suivre ma journée trépidante d’hier en « live », voir des images de l’atelier et en savoir encore plus sur tout ce qui s’est passé, je t’ai filmé un chouette vlog !

 

 

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Bisous,

Pêche

Se sentir comme dans un rêve – J’ai quitté la réalité

34 thoughts on “Ce jour où j’ai eu des ailes et quitté la réalité”

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