En discutant avec des amies à midi, nous sommes venues à nous demander si nous étions faites pour être salariées ou plutôt pour monter notre entreprise. Cela a été une discussion très intéressante et riche en réflexions ! Je m’étais déjà posé la question mais avoir la vision d’autres personnes est toujours hyper enrichissant. Je dois cependant dire que cette question ne se pose plus réellement pour moi à l’heure actuelle. Si tu as lu mon a propos tu le sais sûrement, mais cela fait un moment que je sais que je ne suis absolument pas faite pour être salariée. Je rêve de (et je vais) monter ma petite entreprise et j’ai bien hâte que ce statut de salariée soit derrière moi.

Il n’empêche que cette confrontation de points de vues m’a donné envie de parler de ce sujet avec toi aussi. Parce que je suis sûre que nous ne sommes pas les seules à nous être posé la question, d’autant plus dans notre monde actuel qui ne cesse d’évoluer vers des emplois de plus en plus indépendants. Ce que je trouve d’ailleurs formidable !

Voir toutes ces personnes qui se lancent à leur compte me fait tout simplement rêver. Il n’y a pas un jour où je ne lis pas un témoignage ou écoute une interview d’un.e freelance /entrepreneur.e.(tu trouveras mes podcasts favoris sur l’entreprenariat juste ici et  ). Ces rencontres m’inspirent, me donnent des tas d’idées et d’envies. Cela me donne d’ailleurs toujours un bon coup de boost et me conforte dans mes choix.

J’ai donc décidé de te parler de ces quelques traits de personnalité qui sont profondément ancrés en moi et qui me démontrent chaque jour que je ne suis pas faite pour être salariée. Cela peut-être des besoins, des envies, des ressentis que je vis actuellement au quotidien et qui m’empêche d’être moi-même. Et puis peut-être que toi aussi tu les vis, ces frustrations, ces incompréhensions. Peut-être que toi aussi tu n’es pas fait.e pour être salarié.e mais plutôt vivre de tes propres ailes et créer ta propre société…

 

 Pourquoi je ne suis pas faite pour être salariée

J’ai besoin de me sentir véritablement utile

Être salarié, c’est être une personne parmi d’autres le long d’une chaine de création. Du coup, je trouve que l’on perd un peu le sens de ce que l’on fait. Bien entendu chacune de ces étapes est primordiale à la bonne réussite du projet/du produit et je ne dénigre absolument pas cela. Pourtant, le fait de n’être « qu’une étape » dans ce processus, sans pouvoir réellement voir et apprécier ce que cela provoque en fin de compte, me frustre énormément. J’ai beau aimé ce que je fais, l’absence de résultat concret me manque beaucoup.

Je suis incapable d’être un « pion », j’ai besoin de me sentir réellement utile, de voir que mon travail aide, encourage ou rend la vie d’une autre personne plus heureuse, douce et épanouie.

A lire aussi : Ces listes indispensables pour bien organiser son quotidien

J’ai du mal à dépendre des autres

La plupart des missions que je gère se font en collaboration avec une, deux, trois, voire des dizaines de personnes. Cela m’oblige donc à attendre pendant des jours un pauvre mail de réponses, à faire sans cesse des relances qui n’aboutissent qu’une fois sur deux et à finir par appelé la moitié des personnes pour être sûre d’avoir une réponse. Et encore, certains sont tellement dépourvus de bonne volonté que même là cela devient compliqué…

Je suis consciente que travailler en équipe et collaborer avec d’autres personnes est riche d’apprentissage et ne peut qu’être bénéfique. Pourtant, je trouve cela pénible de devoir toujours attendre, perdre un temps fou sur des dossiers qui pourraient être aisément régler. C’est un trait de caractère que je dois travailler mais je suis définitivement quelque de profondément indépendante et rien ne fera changer cela. Je pense néanmoins qu’il faut trouver un juste milieu entre collaboration et dépendance aux autres.

 

 Pourquoi je ne suis pas faite pour être salariée

Je veux pouvoir choisir mes projets

Cela rejoint un peu le premier point mais je veux ici appuyer le fait qu’en tant que salarié nos missions sont plus ou moins imposées par notre manager. Bien entendu cela peut se faire dans le dialogue et le compromis (et je te le souhaite !). Il n’empêche que les projets vont surtout dépendre des besoins de l’entreprise et non de tes envies à toi.

Or je refuse tout simplement que ma vie dépende des désidératas de mes supérieurs ou des aléas du marché. Pour pouvoir mettre corps et âme dans une mission, être réellement motivée et prendre plaisir à travailler, j’ai besoin de pouvoir déterminer moi-même ce que je vais développer.

A lire aussi: 10 conseils pour arrêter de procrastiner et passer à l’action !

J’ai besoin d’une vision globale

Dès que la taille d’une entreprise dépasse plusieurs dizaines, voire centaines, de salariés, il est impossible d’avoir une vue générale de qui fait quoi et comment les choses s’articulent. En arrivant dans mon entreprise, et parfois toujours aujourd’hui, je me suis sentie perdue face à la complexité des processus. Rien que trouver le bon interlocuteur devient complexe et épuisant. Cela fait perdre du temps, de l’énergie et donne parfois l’impression de stagner.

Cela est peut-être différent dans une start-up où les rôles doivent être plus clairs et définis. Il faudrait peut-être que je teste avant de me lancer … (Ou pas!)

 Pourquoi je ne suis pas faite pour être salariée - Pêche & Eglantine

Bien sûr, je suis consciente que tous ces points peuvent se travailler et je suis capable de m’adapter aux situations du quotidien. Il n’empêche que je ressens au fond de moi le besoin de m’éloigner de tout ça .

Cette liste n’est d’ailleurs pas exhaustive mais ceux sont en tout cas les premières idées qui me viennent à l’esprit lorsque je parle de cela. Je te ferai sûrement un autre article sur ce sujet, en tout cas si ça t’intéresse, car c’est vraiment une thématique et un processus auquel je pense au quotidien.

Alors et toi, tu penses être plutôt fait.e pour être salarié.e ou pas vraiment non plus ?

Et si tu veux continuer à être motivé.e, avoir une vie plus organisée ou que l’on se soutienne au quotidien, pense à me rejoindre sur Instagram et Facebook !

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Bisous,

Pêche

46 thoughts on “Pourquoi je ne suis pas faite pour être salariée”

  1. Je découvre ton blog grâce au commentaire que tu as laissé chez GG. J’adore ! Ton univers est frais et pétillant, j’aime beaucoup. Je te rejoins complètement dans tes arguments. J’ai moi aussi envie de sauter le pas. J’ai juste un peu peur par rapport à mon entourage. Non pas de leurs jugements car je suis indépendante et ils ne me feront aucune remarque. Mais plutôt de leur imposer une instabilité financière pas forcément plaisante surtout pour nous couple recomposé qui a déjà un grand nombre de contraintes à vivre au quotidien.
    Mais peut-être que ce ne sont que des peurs et que je saurai peu à peu m’en affranchir afin d’avancer.
    A bientôt alors maintenant que je connais ton blog, je vais revenir faire un tour à l’occasion !

    1. Oui je te comprends… De ce point de vu là je n’ai pas vraiment d’attache et je sais que mes proches me soutiendront quoi que je décide donc pour ça j’ai encore la chance d’être libre !
      J’espère en tout cas que tu arriveras à écouter ton coeur et non pas juste ta tête, ou en tout cas à être heureuse quoi que tu fasses !
      Et merci beaucoup beaucoup pour ces beaux compliments !
      J’ai hâte de te revoir par ici (d’ailleurs si tu veux j’ai une newsletter qui arrive dans ta boite mail toute les deux semaines avec des articles)
      Bisous Adeline !

  2. Je suis encore étudiante mais je sens déjà que je serai plus heureuse en étant indépendante ! Comme toi je veux pouvoir choisir mes projets et ne pas dépendre des autres. J’ai bien aimé ton article 🙂

    1. Cela me fait bien plaisir de rencontrer des personnes comme toi, pleine de rêves et d’ambition. Je te souhaite de réussir, peu importe ce que tu entreprendras !
      Merci beaucoup et à bientôt Noémie !

  3. Hello !!

    Comme toi, je suis faite pour être indépendante ! Et déjà pour pouvoir gérer mes projets et non plus pour qu’on me les impose ! J’ai besoin de trouver du sens dans ce que j’entreprends et j’ai l’impression parfois d’être à l’usine sur mon lieu de travail. Et étant psy, je ne peux pas travailler comme ça, ça manque d’humanité ! Donc petit à petit, je lâche l’intitution pour me mettre à mon compte. Ca fait peur mais j’en ai besoin ! 🙂

    A bientôt,
    Line
    https://la-parenthese-psy.com/

  4. Olala, merci pour ce super article! Je me retrouve dans tout ce que tu dis et après avoir traversé des périodes très difficiles ça fait du bien de savoir qu’on est pas seul à être comme ça 🙂

  5. Bonjour, je trouve ton article très écrit et très intéressant, je ressens la même chose. À long terme je souhaiterais monter ma petite entreprise également. Bonne continuation à toi.
    Belle journée
    http://as-iam.com/

  6. Je ne travaille plus en entreprise depuis décembre et du coup j’en profite pour réaliser des rêves, comme lancer mon premier ebook et écrire le 2 eme.
    Je rêverai de pouvoir juste vivre de ça et ne surtout plus retravailler en entreprise. Mais il va falloir du temps pour mettre tout ça en place 🙂
    https://parisiennetrentenaire.com

  7. Je suis totalement d’accord avec toi ! Je suis encore en études personnellement, et je me dirige vers de la communication. A long terme je voudrais vraiment rejoindre soit une petite structure, soit créer ma propre entreprise ! Je ne sais pas encore dans quoi, et je pense que créer une entreprise juste pour en avoir une n’est pas viable. J’attends d’avoir plus de projets dans la vie, de savoir ce que je veux, ce que j’aime et je me dirigerai dans cette direction 🙂

    Comme d’hab j’adore tes articles, on se sent bien chez toi 🙂
    Gros bisous ma belle !

  8. Coucou,

    Ben moi je pense que, en vrai, personne n’est fait pour être salarié :p
    Mais peu de personne sont capable d’être véritablement auto-entrepreneur. Beaucoup de personnes (je ne te vise pas alors ne prend rien pour toi 🙂 ), pense que auto-entrepreneur c’est la liberté, c’est …. l’apogée un peu. Et très vite beaucoup déchante, parce que c’est surement beaucoup plus dur que d’être « salarié » au final. Je te souhaite de réussir mais je voudrais qd mm réagir :

    J’ai besoin de me sentir véritablement utile > un salarié, qui aime son travail j’entend, aussi 🙂 Et travailler en équipe est un véritable atout que tu met totalement de coté. Ce que tu vois comme une « étape » il faut le voir comme une spécialisation. A tout vouloir tout faire, et bien, tu n’es spécialiste de rien souvent, car tu n’as pas le temps d’approfondir un domaine, tu es donc « général ». Et c’est la raison pour laquelle moi, salarié, j’ai choisi une grosse société 🙂

    J’ai du mal à dépendre des autres > je vois ce que tu veux dire. Ça peux être embêtant ça si tu travailles pas avec des gens réactifs ou s’il te faut des validations par ci par la. J’ai la chance d’avoir une équipe réactive de manière générale, et moi je relance quand on me répond pas. Sinon je me venge en traînant aussi quand la personne me demande un truc ensuite *siffleetlevelesyeuxauciel*

    Je veux pouvoir choisir mes projets > Je vois, mais en étant a ton compte, ok tu choisiras ce que tu veux faire, mais tu restes dépendante de l’offre et demande du marché. Si tu bosses juste pour toi, tu vas pas gagner grand chose 😮

    J’ai besoin d’une vision globale > PME oui. J’avoue que des fois, devoir chercher la bonne personne qui n’est pas la, est en congé, faut s’adresser a son remplaçant, etc … des fois je passe plus de temps a la chasse au infos qu’a résoudre le pb. Après bon c’est une préférence, et si l’organisation est bien faite, ça reste gérable. En start-up les rôles sont bien moins défini et beaucouuuuup plus flou, justement, tout le monde est plus générale. Par contre, y a moins de monde donc … tu pourrais peut être préférée. A voir.

    ‘fin bon, mon avis c’est qu’on idolâtre un peu trop l’auto-entrepreneuriat. C’est comme ça que je lis ensuite des articles sur « être à son compte n’est pas si génial » ou « 10 clichés sur être a son compte », et j’ai envie de dire « non sans rire ? ». Sans méchanceté aucune de ma part 🙂
    Toutefois, si tu as envie de te lancer et si cela te convient mieux, cours, saute, on a qu’une vie, et ça, je ne te dirais jamais l’inverse.

    Tchou

    1. Tu as tout à fait raison de dire que l’on idéalise un peu trop ce statut d’indépendant et j’en suis bien consciente ! Je sais que je tomberai sûrement plus d’une fois et -pour le moment- cela ne me fait pas peur, au contraire.

      Par ailleurs merci pour tous les points que tu soulèves et tes mises en gardes. Cela fait du bien parfois de se remettre en question, prendre du recul. Et même si cela ne me fera pas forcément changer d’avis, garder les pieds sur terre est toujours bien utile 😉

      Sur ce je t’embrasse et te souhaite une bien belle journée 😀
      Bisous !

  9. Je te souhaite pleins de bonnes choses pour la réalisation de ton projet 🙂 Et je ne peux que t’encourager à suivre ce chemin 🙂 Car je travaille aussi pour moi-même et pour être honnête avec toi je n’ai jamais encore travaillé pour quelqu’un. J’ai seulement 20 ans, mais à 19 ans j’ai commencé à travailler un an entier pour monter mon entreprise, à organiser tout ça, créer mon siteweb, etc. Aujourd’hui cela fait quelques mois que mon entreprise est lancée et même si je ne gagne pas (encore) des millions, je suis très heureuse de travailler pour moi, à domicile et de voir mon projet prendre forme et progresser 🙂
    Si j’ai un conseil à te donner c’est de ne pas trop en parler autour de toi, garde un maximum pour toi 🙂 Et crois en toi ! Il y aura sûrement des moments où tu doutera de toi, ça peut arriver, mais il faut que tu gardes toujours ton objectif en vue et que tu t’accroches pour réussir 🙂 Au départ tout sera peut-être pas rose, mais avec le temps tu verras tu vas juste découvrir une nouvelle facette de toi, de nouvelles personnes, de nouvelles choses et tu seras encore plus heureuse 🙂

    1. Oh tu es un amour merci beaucoup <3
      C'est génial que tu aies déjà lancé tout cela, chapeau ! Comment as-tu sauté ce pas ? De quoi vis-tu aujourd'hui? (si cela n'est pas indiscret)
      Merci pour ces précieux conseils en tout cas, je les note bien au chaud dans mon petit carnet 😉
      Passe une merveilleuse journée et j'ai hâte de lire tes réponses !
      Bisous

      1. Merci 🙂
        J’ai dû arrêter l’école et je n’ai pas pu passer mon bac suite à des problèmes de santé et d’anxiété grave. J’ai passé un an à ne pas savoir vraiment quoi faire de ma vie, entre temps j’aidais mon papa au travail et il me payait pour ça. Puis un jour j’ai trouvé mon idée de créer une boutique en ligne (je détaille pas trop, car je préfère garder le nom secret haha) et avec l’aide de mon copain, on a tous mis en place pour la créer :).
        Aujourd’hui c’est mon métier à plein temps, je ne fais que ça 🙂 Je travaille à domicile pour le moment et je m’occupe du site, des réseaux sociaux, d’envoyer les commandes, etc. C’est de ça que je vis même ci le salaire n’est pas encore très élevé 🙂
        Bonne journée,
        Bisous !

        1. Wahou ton parcours est impressionnant… Je suis sincèrement très heureuse pour toi et tous ces mots m’inspirent énormément. J’espère que cette belle aventure continuera de croitre et t’apportera beaucoup de bonheur.
          Prends bien soin de toi, bisous !

  10. Très joli article et blog 🙂 Il faut dire que l’on est vraiment une génération particulière je crois, ayant beaucoup moins peur de se lancer, de devenir notre propre patron, de changer de job quand on n’est pas heureux… et tant mieux ! C’est souvent un grand pas à sauter mais ‘life is either a daring adventure or nothing at all »…
    Par contre je ne suis pas forcément d’accord quand tu dis qu’être salariée empêche de se sentir utile. C’est peut-être ton cas et celui de beaucoup d’autres personnes, mais je suis convaincue que beaucoup de salariés se sentent utiles aussi; cela dépend plutôt des missions de la personne et de la mission globale de l’entreprise je pense 🙂 mais tu as raison, on peut plus facilement oublier l’utilité de ce que l’on fait quand on travaille pour une grande entreprise j’imagine.
    Bonne journée,
    Céline

    1. Oui je crois aussi que toutes ces aspirations sont répandues dans notre génération !
      C’est vrai que selon notre poste et notre statut, l’impact de ce que l’on fait sera différent, tu as bien raison et tant mieux d’ailleurs ! Ce serait bien triste si tous les salariés se sentaient inutiles … !
      Belle journée Céline et à bientôt 😀
      Pêche

  11. Plus jeune je rêvais d’être médecin.
    J’ai fait des études de management de projets pour finalement être chef de projet.
    Aujourd’hui je bosse comme vendeuse en boutique.
    Pendant mes années à la fac, je m’étais convaincue qu’être mon propre patron serait le saint graal, la réussite de ma vie (en même temps l’époque dans laquelle nous vivons nous pousse à croire cela) … mais non finalement (je t’invite à lire les articles du blog Au Café des Fougères sur le « lancement » de son activité si ce n’est pas encore le cas).
    J’ai l’impression qu’on idéalise un peu trop la vie des autoentrepreneurs : indépendance, liberté, etc. Mais je ne crois que ce soit totalement vrai en réalité…
    D’ailleurs, en lisant ton premier point je me suis demandée si c’était pas un peu égoiste d’avoir de telles ambitions? (question philosophique ahah).
    Aujourd’hui je cherche encore où se trouve réellement ma place. On verra bien ce que l’avenir me réserve.

    1. C’est vrai que ce monde est fait de beaucoup d’illusion, que l’on nous fait croire que tout est possible alors qu’il y a tant d’échecs et de coups durs. Mais en même temps cela ne serait-il pas pire et bien triste si nous n’avions même pas ces rêves ?
      Je suis consciente que je suis peut-être moi-même dans cette grande illusion et pourtant je n’échangerais pour rien au monde cette motivation et cette joie que je ressens grâce à cela. Peut-être que je tomberai, c’est même fort probable, le tout sera alors de se relever !
      Pour la question de l’égoïsme c’est peut-être bien le cas. Mais je pense que nous devrions tous l’être un peu (j’ai d’ailleurs écrit tout un article là dessus si tu veux) parce qu’après tout, si nous-même ne pensons pas à nous, qui le fera ? Il faut être heureux soi-même et penser à soi pour pouvoir penser aux autres, les aider, les accompagner. Si nous-même sommes malheureux comment pouvons-nous propager l’envie, l’amour, le partage… ?
      En tout cas j’espère sincèrement que tu trouveras ta place, un boulot qui te correspond et une vie épanouie.
      Je t’embrasse et à bientôt,
      Pêche

  12. Même si je suis plutôt d’accord avec le fond de ton article et je comprend tout à fait ta position, je ne te rejoins pas tout à fait dans tes arguments, car selon moi, la plupart sont en fait lié non au salariat en lui-même, mais à la structure pour laquelle tu es salariée. Pour ma part, je suis salariée d’une petite assos, et je me sens super utile car je mène mes projets de bout en bout, je travaille certes en équipe mais je ne suis vraiment dépendante de personne (c’est plutôt une complémentarité entre nous) et j’ai une vision globale de ce que je fais… Et comme on a une gestion partagée, je peux même choisir (dans une certaine mesure) mes projets!! Je crois donc que les inconvénients du salariat que tu cites ici sont surtout valables quand on travaille dans une grande structure. Ceci dit, je ne nie pas qu’il y a des différentes importantes entre être salarié et être indépendant. D’ailleurs, c’est même pour ça que pour ma part j’ai choisi le salariat : pour le travail en équipe, une certaine sécurité, un partage des responsabilités… et je conçois tout à fait que cela ne convienne pas à tout le monde. Je ne sais pas si j’ai été super claire, je ne veux pas remettre en cause ton propos, juste le nuancer un peu, dire qu’il y a de grosses différences dans le salariat et que si certains sont « faits » pour l’entreprenariat, certains sont « faits » pour le salariat dans une petite structure, d’autres pour le salariat dans une grande entreprise, d’autres encore pour être fonctionnaires… Il faut apprendre à se connaître pour voir ce qui nous convient! En tout cas, merci pour cet article qui fait réfléchir. A bientôt.

    1. Oui c’est vrai que notre statut, notre rôle dans l’entreprise, le style de management et les valeurs promues jouent beaucoup sur tout cela. Et tu as tout à fait raison de le souligner !
      Nos besoins varient tous selon les individus, nos besoins, nos envies et même la période de notre vie !
      En tout cas je suis très heureuse que tu aies trouvé un boulot qui te correspondent à ce point et où tu sembles être bien épanouie 😀
      Belle journée à toi et à bientôt !

  13. C’est fou comme je retrouve tellement dans ton article ! Tout est dit ! Vivre du concret de son projet ! Et d’une certaine manière être libre ! Libre de travailler comme « on l’entends », d’où « on le souhaite » : la liberté d’entreprendre à notre image 😀 Joli blog !

  14. Article vraiment très intéressant. Je suis ravie de voir que tu traites de ce sujet.
    C’est une question que l’on s’est beaucoup tous posés je pense, surtout dans notre génération (je ne pense pas que c’était spécialement le cas de nos parents).
    J’ai cru longtemps être comme toi. L’an dernier j’étais en stage à faire 40h par semaine, à ne rien pouvoir faire pour moi pendant les semaines, j’avais mon mémoire de recherche… bref, je rêvais de pouvoir être à mon compte, ou d’enchaîner plusieurs petits contrats, d’être au pire sous le statut d’intermittente du spectacle mais alors surtout pas en CDI. Je ne voulais pas que ma vie ressemble à la vie de mes collègues plus âgés parisiens… tout comme toi j’avais l’impression d’être un pion et de dépendre de mes supérieurs (qui étaient loin d’être justes envers moi).
    Cela fait un an maintenant et mon point de vue a beaucoup changé. C’est devenu super dur de trouver du boulot et aujourd’hui je donnerais tout pour être salariée et arrêter de vivre dans l’angoisse permanente. Je fait actuellement des missions en freelance et ce n’est plus du tout le rêve d’organiser mon emploi du temps et de faire les choses comme je rêvais, pouvoir m’organiser comme je veux etc.
    Des trucs tous bêtes me manquent : la vraie coupure du soir et du we, la stabilité qui fait que je pouvais m’occuper un peu plus de moi et réfléchir, le salaire qui tombe et qui me permettait de voyager, les tickets restaurants…
    Cela parait bête mais expérimenter le vrai côté de la chose ça m’a fait redescendre de 10 étages. J’adore ton côté entreprenant et ta volonté de monter ta boite ceci dit, c’est super cool de trouver encore des gens aussi motivés que toi. Cependant je voudrais nuancer tes propos sur le paragraphe « La plupart des missions que je gère se font en collaboration avec une, deux, trois, voire des dizaines de personnes. Cela m’oblige donc à attendre pendant des jours un pauvre mail de réponses, à faire sans cesse des relances qui n’aboutissent qu’une fois sur deux et à finir par appelé la moitié des personnes pour être sûre d’avoir une réponse. Et encore, certains sont tellement dépourvus de bonne volonté que même là cela devient compliqué… » Même si un jour tu montes ta petite entreprise tu seras TOUJOURS dépendante des autres malheureusement… C’est ce que je découvre aujourd’hui. Je suis dépendante de tel client qui ne répond pas à mon mail, de celui que ne me paye pas ou que je dois appeler dix fois parce que le paiement a du retard, dépendante de la nana du RSI ou de l’URSAFF parce que y a mille trucs que je comprends pas, dépendante de ma connexion internet…
    Un copain a moi à tout plaqué pour monter sa salle de sport et même s’il est très heureux c’était toujours ça, dépendant de la banque, de l’avocat, du comptable qui a oublié de rendre le truc, de s’acharner à prospecter du monde (les débuts d’entreprise c’est toujours ça), du paiement en retard ou non de ses clients, le stress… et cette première année où c’est dur de se verser un salaire.
    Même s’il y a le coté super excitant de l' »aventure » parfois il n’y a pas que des bons cotés. Je pense qu’il faut être stable dans sa vie perso et avoir de l’argent de côté pour vivre ça de la meilleure des façons.
    Du coup c’est drole parce que j’ai l’impression en te lisant de m’entendre comme il y a un an, et cela me fait mal au coeur de voir que j’ai une vision un peu plus négative de cela aujourd’hui.
    Je te soutiens dans ce rêve en tout cas et espère qu’un jour tu nous en diras plus 😉

    1. Merci beaucoup Lucie pour ce retour bien précieux pour moi. Je suis consciente que la vie d’indépendante est loin d’être un monde de bisounours où tout ira comme je l’entend. Mais je crois aussi que les coups durs et les moments de stress et d’incertitudes font partie de la vie, nous aide à grandir, à faire évoluer notre projet comme nous même.
      Et puis si je ne me lance pas en étant jeune, sans réelle attache ni obligations envers qui que ce soit, je ne le ferai jamais. Je ne dis pas que je ne reviendrai jamais au salariat mais je suis par contre certaine qu’aujourd’hui j’ai besoin de m’éloigner de ça, de vivre et d’expérimenter autre chose.
      Enfin voilà, merci encore pour tous tes conseils et mises en garde.
      Je t’embrasse,
      Pêche

  15. Je te comprends, moi aussi je suis comme toi. Je me suis aperçue que je suis un capable d’avoir un boulot conventionnel, ou alors oui mais saisonnier. Et comme ça ne m’intéresse plus, je ne fais que les choses que j’aime. Je ne suis pas encore totalement indépendante mais j’en prends fortement le chemin.

  16. C’est drôle je vais bientôt publier un article qui s’intitule « pourquoi je ne suis pas faite pour être entrepreneure » !
    Je me suis lancée dans cette aventure pendant un an, en partie pour les raisons que tu cites dans l’article et je me suis rendue compte qu’il y avait aussi beaucoup de côté négatifs à ce statut qui personnellement ne me conviennent pas :
    -Les doutes sans arrêt sur son travail, le fait de travailler de chez soi et se sentir seul (pas de collègues avec qui papoter), le besoin de se justifier face aux autres (la première question qu’on te pose devient: ça marche ton entreprise? ce qui est vraiment pesant à la longue), l’instabilité financière, l’implication que ça demande pendant des mois sans réussir à gagner ta vie au départ etc…
    Je crois qu’aujourd’hui on inspire énormément les gens à aller vers l’entreprenariat et je trouve que c’est important de se demander « suis je prêt à me confronter aussi aux difficultés ? ».

    Loin de moi l’envie de te décourager dans ce projet bien sur, je crois que toute expérience est bonne à tenter, je voulais juste soulever le fait que ce n’est pas une solution pour tout le monde. Mais si c’est ton envie, fonce bien sur ! Toutes les raisons que tu cites sont louables pour te lancer.
    D’ailleurs, je ne souhaite pas redevenir salariée (l’horreur lol), plutôt trouver une forme d’indépendance où je pourrais avoir une stabilité malgré tout.

    1. Oui je ne doute pas que ce monde n’est pas tout rose… Mais si je ne tente pas je ne saurai jamais si c’est bien pour moi ou pas !
      C’est une décision lourde de conséquence et c’est aussi pour ça que je suis encore salariée aujourd’hui, n’empêche que ce petit rêve semble bien accroché !

      Merci beaucoup en tout cas pour ces conseils et mise en garde, c’est vrai qu’il est important de garder les pieds sur terre et d’être consciente des choses.

      Et du coup tu fais quoi pour l’instant ? Si ce n’est pas indiscret … 🙂

      Bisous Lucie et à bientôt <3

      1. Oui de toute façon tout n’est pas rose en tant que salarié non plus, tu as raison de suivre ton rêve !
        Je pense demander l’agrément pour devenir assistante maternelle 🙂 un moyen de continuer ma passion à côté de façon plus légère.

  17. Coucou pêche !
    Je suis tellement d’accord avec toi ! c’est quelque chose dont je me suis rendu compte depuis plusieurs temps.. Je fais justement en sorte de développer une deuxième activité, qui je lespere, pourra bientôt le permettre de ne plus avoir ce statut « handicapant » et atteindre les objectifs personnels. cette activité me permet justement d’avoir une vision plus globale comme tu le dis. Et c’est vrai que quand on rentre « dans le moule » on ne nous pose pas la question de nos objectifs et rêves personnels parce que c’est tabou. On attend plutôt de nous des objectifs pour l’entreprise dans laquelle on est embauchée. Et ça c’est le côté égoïste de la société aujourdhui, un « tue-reves »
    J’ai tellement hâte de pouvoir me développer et aider aussi d’autres gens qui souhaitent ce concept de vie… c’est tellement gratifiant de pouvoir aider et rendre heureux les autres !

    En tous cas je te souhaite de réussir dans tes projets 🙂

    Emeline

  18. Je suis exactement comme toi… je sais pertinemment que je ne suis pas faite pour être salariée et c’est frustrant de devoir patienter! (un projet ne se monte pas en quelques semaines)! Alors prenons tout ce que le salariat peut nous offrir , travaillons sur notre projet et lançons nous :)! Nous n’avons pas grand à perdre, nous n’avons qu’une vie!

    1. Oh oui je crois que nous ressentons effectivement la même chose …
      Je pense et développe ce projet un peu chaque jour et il me tarde de pouvoir me lancer !
      Et puis entreprendre n’est pas un sprint mais un marathon 😉
      Le tout est de rester motivée et de finir par se lancer !

  19. Coucou!
    Je vois de plus en plus d’articles rédigés à ce sujet et bien qu’étant encore étudiante c’est vrai que la vie de salariée ne m’a pas toujours attirée… Je me sentirai bien évidemment rassurée par le côté financier, mais ce n’est pas ce que je veux au fond de moi! Je suis d’accord avec ta vision des choses, même si je pense qu’il faut quand même tester avant d’affirmer que ce n’est pas fait pour nous, et que cela peut aussi nous apporter des compétences quelque part 🙂

    Bien sûr, j’aimerais beaucoup lire plus d’articles à ce propos,

    Je te souhaite de réussir dans tes futurs projets entrepreneuriaux (ça se dit?)! 😉

    1. Oui effectivement tu as raison, je pense qu’il est essentiel de passer par une entreprise avant de se lancer, voir comment cela fonctionne et surtout savoir si cela nous convient !
      Et reste dans le coin pour le prochain épisode alors 😉
      Mais ouiiii ça se dit :p Et merci beaucoup !
      Bisous Marion

  20. Eh bien c’est une question que je ne m’étais jamais vraiment posée. Et je suis contente de mon statut de salarié. Je fais des projets individuels en parallèle mais ma source de revenue dépend du fait que je sois salariée ce qui me convient parfaitement. 🙂

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