Toute ma vie j’ai appris à « faire ce qu’il faut » au lieu de faire ce que j’avais réellement envie. J’ai appris à suivre ce que l’on me disait de faire, ce que les adultes attendaient de moi. Je voulais les rendre fiers, ne pas être un poids. Je voulais qu’on m’aime, je voulais être utile et apporter du bonheur. Alors je suivais à la lettre tous ces « il faut que » que l’on me répétait (ou que je m’imaginais parfois toute seule !)  sans jamais me demander « est-ce bien ce que je veux ? »

Je pense qu’on les connait tous ces « il faut que… » : il faut que je travaille bien à l’école, il faut que je sois serviable, souriante et polie, etc. Puis avec le temps ils se transforment : il faut que j’obtienne mon diplôme, il faut que j’ai un job fixe et sécurisant, il faut que j’ai une maison propre, rangée et des enfants bien éduqués.

Et toute notre vie continue ainsi, par des injonctions de « falloir » sans jamais aucune intervention de « vouloir ».

C’est pour ça qu’aujourd’hui je te propose de changer ça et de passer de « il faut que » à « je veux ». On va y aller étape par étape, ensemble, main dans la main si tu en as besoin, pour qu’à la fin, on puisse enfin se libérer de ces obligations inutiles qui nous empêchent de vivre vraiment notre vie.

Passer de il faut que à je veux

Il faut que… j’arrête avec ces obligations qui n’en sont pas !

La première étape pour se libérer de ces « il faut que », c’est bien évidemment d’en prendre conscience ! Bien souvent ces injonctions nous semblent tout à fait normales, voire naturelles, comme si on était né avec. Alors qu’en réalité ces règles tacites proviennent de notre éducation qui nous a poussé à intégrer ces obligations au risque de se faire gronder, de se sentir rejeter ou mal-aimé… Et puisque l’être humain, surtout en étant enfant, a besoin d’amour et d’encouragements, eh bien nous avons tendance à obéir sans poser de question…

Alors pour contrer tout ça et te détacher de ces obligations qui n’en sont pas, prend une feuille et note toutes les fois où tu te dis « il faut que » dans la semaine. À la fin des 7 jours, pose toi devant cette liste et demande toi sincèrement si ces obligations sont vitales ou si tu pourrais les annuler, les faire autrement ou les déléguer pour te soulager. Demande toi aussi si elles t’apportent du bonheur, de la satisfaction ou si elles sont purement et simplement des corvées habitudes que tu fais sans réfléchir.

Au final ta liste devra être dissociée en 3 parties: 1/ obligatoire et à faire par moi, 2/ obligatoire mais à faire autrement ou par quelqu’un d’autre, 3/ pas vraiment obligatoire mais que je m’oblige à faire sans trop savoir pourquoi.

Par contre attention, interdiction de tout mettre dans la première catégorie (ni dans la seconde !). Il faut vraiment te forcer à te demander OBJECTIVEMENT ce qu’il en est, quitte à demander l’avis d’autres personnes si besoin !

A lire aussi : Comment arrêter de culpabiliser pour tout et rien ?

Trouver des solutions et des parades

Maintenant que ta liste est divisée en trois, on va commencer par s’occuper de tout ce qui est obligatoire mais que tu peux déléguer ou faire autrement. Parmis ces tâches tu vas peut-être retrouver « faire le ménage », « chercher les enfants à l’école », « passer à la pharmacie », etc. En gros ceux sont des choses que tout le monde fait et qui ne sont pas vraiment dues à ton éducation ni des injonctions que tu te serais créées tout.e seul.e.

Pour chaque tâche, note qui d’autre que toi pourrait la faire et s’il est possible de le faire autrement. Puisque tu ne peux pas annuler ces tâches mais qu’en même temps elles te créent du stress et de la charge mentale, le but est de te soulager en trouvant des parades.

Par exemple si tous les jours tu te dis « il faut que je fasse les courses » car il te manque quelque chose dans le frigo, tu peux te demander : est-ce que j’ai réellement besoin de faire ça maintenant ou est-ce que je peux attendre quelques jours ? est-ce que je suis obligée de me déplacer ou est-ce possible de se faire livrer ? est-ce que mon / ma conjoint.e pourrait y aller à ma place ?

Apprendre à s'écouter vraiment et passer de "il faut que" à " je veux " pour avoir une vie épanouie qui nous ressemble vraiment

Lâcher prise sur ces « il faut que… » inutiles

Ensuite il va bien falloir lâcher prise sur la partie « pas vraiment obligatoire mais « qu’il faut que » je fasse ». Cette catégorie là est la plus importante mais aussi la plus vicieuse et incidieuse car tu vas devoir remettre en question pas mal de tes habitudes et opinions. Comme je le disais, la plupart de nos « il faut que » sont en réalité des fausses obligations créées de toutes pièces sans qu’elles ne jouent réellement un rôles dans nos vies. Au contraire, elles nous empêchent même d’être nous même et d’avoir une vie épanouie.

Voici une liste (non exhaustive) de ces injonctions qui, malgré ce que tu vas penser au premier abord, sont loin d’être nécessaires :

  • Avoir une maison bien rangée
  • Être bien habillé.e au travail
  • Avoir un job qui paye bien
  • Aimer voyager
  • Avoir un corps svelte et musclé
  • Être toujours de bonne humeur
  • Penser aux autres avant de penser à toi (parce qu’être égoiste, il n’y a rien de mieux !)

Si on prend par exemple le fait d’avoir une maison bien rangée, est-ce que tu t’es déjà demandé pourquoi tu passes des heures à astiquer juste avant de recevoir du monde alors que tout le reste de la semaine c’est un chantier ? Juste pour te faire bien voir alors qu’en réalité c’est un vrai bordel chez eux aussi ? Oui oui ! Parce que franchement, ça fait quoi si le coussin est de travers et que le sol ne brille pas de mille feux ? Rien du tout.

Je ne te dis pas de ne plus faire le ménage, simplement de prendre du recul, lâcher prise sur ces choses que tu t’obliges (ou t’empêches) de faire sans même te demander pourquoi.

A lire aussi : Comment s’organiser pour lâcher prise ?  

Vivre sa vie, ses rêves et ses désirs

Maintenant que tu as pris du recul sur tous ces « il faut que… » qui dirigeaient ta vie, tu vas pouvoir te demander comment vivre ta vie comme tu le veux vraiment. Parce que toi aussi tu as le droit de rêver (et de réaliser ces rêves), de prendre du temps pour toi (et pas à courir partout pour les autres) et surtout, de dire « non je n’ai pas envie et rien ne m’oblige à le faire ».

Parce que savoir dire non est vital pour avoir une vie heureuse et épanouie (et ça meriterait un, voire plusieurs articles entiers). Savoir dire non c’est se respecter et enfin comprendre que si l’on veut apporter de l’amour autour de nous, il faut arrêter avec ces « il faut » (oui oui) et apprendre à penser à nous, à comment nous voulons vivre notre vie.

Alors si ton rêve c’est de partir un an au Canada (coucou Flore 😉 ) ou de lâcher ton job pour devenir happycultrice (#jeudemots), eh bien demande toi réellement comment tu pourrais le faire au lieu de directement te dire « tu rêves, il faut que je m’occupe de mes enfants, que je rembourse mon prêt… et puis que penserait ma famille ?! »

Je sais que vivre ses rêves c’est dur et ça fait peur, ou du moins cela semble dur lorsque l’on est embourbé dans son quotidien bien cadré. Parce qu’au fond, c’est simple et confortable d’être malheureuse sans jamais rien remettre en question. Alors que se poser et s’interroger sur comment vivre sa vie, ça fait peur…

Maintenant à toi de voir ce que sera ta vie : une accumulation de « il faut que… » ou une suite de « je veux… »

Alors tu choisis quoi ?!

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Bisous,

Pêche

Comment vivre sa vie comme on veut ?

6 thoughts on “Passer de « il faut que » à « je veux »”

  1. C’est marrant, c’est un ami il y a quelques années qui m’avait fait remarquer que je disais toujours il faut… Il me demandait de corriger par j’ai envie. Et je trouve ça super !

  2. Je suis en pleine transition, maintenant quand je dis « il faut que », je me reprends. Si c’est quelque chose d’obligatoire, comme la vaisselle, la cuisine, rédiger un article etc … je le transforme dans mon esprit comme une activité plaisante, parce que toute activité a un côté très agréable, mais on peut toujours la trouver pénible selon notre humeur et notre point de vue. Sinon aujourd’hui j’utilise beaucoup le présent ( non pas il « faut que je fasse », mais « je fais », ça pousse à agir !).
    Merci pour ton super article 🙂

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